Hier soir, je lance Forza Horizon sur ma tablette dans mon lit. Graphismes ultra, 60 fps, zéro ralentissement. Mon iPad de 2019 qui peine déjà avec Netflix fait tourner un jeu AAA comme si de rien n’était. La magie du cloud gaming.
Franchement, c’est dingue.
Le principe en deux mots (promis, pas plus)
Le cloud gaming, c’est Netflix mais pour les jeux vidéo. Sauf que là, t’as pas juste une vidéo qui se lance, t’as un vrai PC gaming quelque part dans un data center qui fait tourner ton jeu. Un peu comme les missions impossibles d’Ethan Hunt qui se déroulent aux quatre coins du monde, ton jeu peut tourner n’importe où sur la planète. Toi, tu récupères juste l’image et tu envoies tes commandes. C’est tout.
Xbox vient d’ailleurs d’améliorer encore la qualité graphique de son service. On parle maintenant d’une résolution qui frôle le 4K sur certains titres. Sur une connexion fibre, ça devient bluffant (même si bon, faut pas se mentir, on sent encore la différence avec du local).
D’ailleurs, en parlant de services qui misent sur la technologie pour attirer les joueurs, Seven Casino fait un peu le même pari avec ses jeux en direct. J’ai testé par ici la semaine dernière, et niveau fluidité des streams, c’est du même niveau que les gros du secteur.
Ce qui marche vraiment bien
Premier gros avantage : plus besoin de télécharger 150 Go pour jouer à Call of Duty. Tu cliques, ça se lance. Direct.
Deuxième truc cool : tu peux jouer sur n’importe quoi. Ton téléphone, ta télé, ton vieux laptop qui rame sur Word. Tant que t’as internet, ça roule. Perso je joue même sur mon Chromebook du boulot pendant la pause déj (chut).
Xbox vient de sortir une nouvelle interface web qui change pas mal la donne. Plus besoin d’app, tu lances direct depuis ton navigateur. J’ai testé sur Chrome et Edge, ça marche nickel.

Les formules qui arrivent
Alors là, ça devient intéressant. Xbox prépare plusieurs formules :
- Essential : juste l’accès au catalogue de base
- Premium : avec le cloud gaming inclus
- Ultimate : tout compris avec les nouveautés day one
- Une version gratuite avec pub (!)
Oui, t’as bien lu. Du cloud gaming gratos mais avec de la pub. Genre tu lances ton jeu, paf, 30 secondes de pub pour des chips. On vit une époque formidable.
Les trucs qui coincent encore
Bon, soyons honnêtes deux minutes. C’est pas parfait.
La latence, déjà. Sur un FPS compétitif, oublie. T’appuies sur la gâchette, il se passe un truc 50ms plus tard. En solo ça passe, en multi tu te fais défoncer.
Ensuite, la connexion. Faut minimum 10 Mbps stable. En 4G, ça passe moyen. En fibre, c’est le feu. Mais dès que quelqu’un lance Netflix à côté, tu sens la différence.
La conso de data qui fait mal
Petit calcul rapide : une heure de jeu en 1080p, c’est entre 4 et 8 Go de data. Sur un forfait mobile classique, tu tiens pas la semaine. J’ai explosé mon forfait en deux jours la première fois et ma facture mobile a explosé : 80€ de hors forfait, merci bien.
Qui fait quoi dans le game ?
Xbox domine clairement avec le Game Pass. Pour 15€/mois t’as accès à des centaines de jeux en cloud. C’est le Netflix du jeu vidéo, vraiment.
GeForce Now de Nvidia, c’est différent. Tu joues à TES jeux (Steam, Epic, etc.) mais sur leur hardware. Plus flexible mais faut déjà avoir les jeux.
Stadia… ah non pardon, c’est mort.
PlayStation fait son truc dans son coin avec le PS Plus Premium mais franchement, c’est pas ouf comparé à la concurrence.
Mon setup perso
Alors moi j’ai opté pour une config un peu hybride. Xbox Game Pass Ultimate pour le gros du catalogue, GeForce Now pour mes jeux Steam. Le tout sur ma télé avec une manette Xbox et un Chromecast.
Coût total : 25€/mois au lieu de 2000€ de PC gaming.
Worth it ? Carrément.
Est-ce que ça vaut le coup en 2024 ?
Pour moi, clairement oui. Mais ça dépend de ton profil.
T’es un hardcore gamer qui veut du 144Hz en compétitif ? Non.
T’es un casual qui veut jouer de temps en temps sans te ruiner ? Fonce.
T’as une connexion pourrie ? Attends encore un peu.
Le truc cool c’est que ça évolue vite. Y’a six mois c’était pas terrible, aujourd’hui c’est vraiment jouable. Dans un an ? On aura peut-être plus besoin de PC du tout.
En attendant, je retourne sur Starfield. Sur ma tablette. Dans mon canapé. Et ça, c’est quand même le futur.